ENTENTE SPORTIVE MAINTENON PIERRES : site officiel du club de foot de PIERRES - footeo

5 février 2019 à 22:46

Denis DEJARDIN

Denis Dejardin

habite à Hanches

38 ans

 

Quel est ton parcours dans le club ?  

« J’ai commencé en UFOLEP, j’étais à BOC (Bouglainval Olympique Club). On a rejoint l’ESMP foot, il y a un an, on a été super bien intégré, parfaitement content de tout ce qui se passe ici. J’ai commencé le foot à 5 ans, et je n’ai jamais arrêté. En UFOLEP, j’ai joué à Gas, à Hanches, à Epernon. Pour moi, ce qui est super important, c’est l’état d’esprit que j’y trouve. Aujourd’hui, je joue avec des adversaires de l’époque, et on était déjà amis quand on s’affrontait. Cela correspond plus à ce que je recherche, le foot, c’est un jeu. En jeune, j’ai joué à Hanches, puis en Régional à Epernon, en FFF, et après, adulte, j’ai basculé vers l’UFOLEP. Ce qui me déplaisait, c’était le  coté compétition absolue, la Champion’s League à tous les matchs alors qu’on jouait à des niveaux dérisoires. J’ai pris beaucoup plus de plaisir avec des gens qui découvraient le football à 15 ans (on a  bien progressé ensemble et qui sont devenus des bons joueurs) qu’avec des gens qui étaient déjà confirmés mais qui ne prenaient pas de plaisir, en fait. »

 

Quelles ont été tes plus grosses émotions ?

Joie : « Il y en a tellement, depuis que je joue… J’ai eu la chance d’aller voir un match, à Barcelone, et j’ai donc eu la chance de voir un tel niveau collectif … Même dans une équipe de stars, les joueurs étaient capables de mettre leur égo de côté. C’était la chose la plus aboutie collectivement que j’ai pu voir de mes propres yeux. Pour moi, le sport, c’est collectif. C’était il y a 4 ou 5 ans, quand Messi a battu son record de buts sur une saison. »

Déception : «Je devais avoir une quinzaine d’année, je jouais à Epernon, au niveau Régional, j’ai fait un voyage sportif en Italie où on avait fait un tournoi. En arrivant là-bas, j’ai vu que tous les terrains étaient grillagés. Au début, je n’ai pas compris ; après, quand j’ai vu comment les parents hurlaient après les enfants… Et c’est tout ce que je ne veux pas voir dans le foot. C’est tout ce que je déteste dans le foot. A la base, c’est un jeu, et un jeu collectif.  »

 

Quel est ton rôle aujourd’hui (joueur – poste, dirigeant, …)?

«  Je joue en UFOLEP. »

 

Comment vois-tu ton avenir au sein du club (joueur, dirigeant, accompagnateur, …)? 

« Il y a une dizaine d’années, j’ai trouvé super de jouer avec quelqu’un qui avait 20 ans de plus que moi. On a tous des mentors qui ont 65 ans, se lèvent de bonne heure le dimanche matin et même si ils ne courent plus vite, qui prennent encore plaisir à venir jouer, ce sont mes modèles. J’essayerai de joueur longtemps encore, et si je dois être le plus vieux, pas de souci. Après, il faut faire attention à comment on se gère. J’ai des amis qui étaient souvent blessés, qui ne s’arrêtaient, et qui maintenant, ne peuvent plus jouer au foot. Je leur conseillais de prendre le temps avant de revenir, mais non, il fallait jouer tout de suite. On a le temps de se donner du temps. La vieillesse, c’est la sagesse. Mon but c’est de joueur le plus longtemps possible. Et le jour où je ne pourrai plus, j’aurai plein de choses à apprendre à d’autres, qui eux pourront et courreront plus vite que moi.

Et pour la vie perso, je vais faire un beau voyage, je pars demain, en Afrique, pour monter un beau projet associatif. J’ai eu la chance de partir au Mali, il y a une dizaine d’années. Je pensais partir en Afrique beaucoup plus tard dans ma vie, mais j’y suis allé beaucoup plus tôt que je ne le pensais. Je me suis senti chez moi, là-bas. Le gens y ont gardé des rapports humains beaucoup plus vrais, plus sincères, moins intéressés, c’est ce que j’ai ressenti, c’est peut-être aussi le lieu où j’étais … A l’époque, j’étais parti avec un groupe de jeunes personnes. On n’avait pas tous le même état d’esprit. Je pense que chacun fait les rencontres qu’il doit faire. Et donc j’ai eu la chance d’y rencontrer une belle personne, mon ami Sekou Ahmed Traoré. Du coup, cela fait 10 ans qu’on a les mêmes projets, de donner un peu de notre temps pour que ce qui ne nous convient pas  soit résolu avec des personnes qui s’associent à nous. Chacun apporte sa petite pierre à l’édifice. Je vais partir 3 mois, demain matin (20 Octobre)  pour monter une structure, depuis là-bas, car c’est important pour moi de faire cela depuis là-bas. Lui, il est ivoirien, mais à l’époque, il vivait au Mali, il y a de la famille. Mais comme il est l’ainé de la famille, son papa lui a demandé de revenir en Côte d’Ivoire. Pour moi, l’Afrique, c’est une grande famille, qu’on soit au Togo, au Mali, au Cameroun, c’est la même chose, on est tous des êtres humains, quel que soit le pays où l’on est. C’est pour cela que, pour moi, il est important de faire les choses où elles doivent être faites, et non par forcément à distance. C’est une des choses que m’a apporté ma première expérience, en associatif, de voir que certaines fois, il y a un décalage entre ce qu’on pense et ce qui se produit sur place ; d’où l’idée d’aller là-bas et de monter quelque chose depuis là-bas, pour aussi intégrer un coté échange. C’est aussi pourquoi, la démarche du club, je la trouve géniale,  de participer à ce projet. Des personnes, des encadrant, ont compris ce projet, et chacun de son côté participe, toi qui m’interviewe là, tu prends de ton temps pour m’aider, mais ce n’est pas moi que tu aides, c’est peut-être 10,20,100 voire 1000 personnes que tu aides avec ce projet-là. Mais ce qui est sûr, c’est que quand on ne fait rien, il n’y a rien qui se passe. Je suis parti sur le fait que si on peut aider une personne, c’est bien, si c’est 10, c’est tant mieux, si c’est plus, c’est encore plus tant mieux. Maintenant, l’idée, elle est aussi de créer des échanges, de créer une émulsion. Je pense que le sport, c’est aussi une des valeurs que cela amène. Les personnes qui sont éducateurs, dans un club, elles ont aussi un petit peu cette démarche, d’offrir du temps aux autres. 

J’étais rentré dans une association qui s’appelait  Tiloula, qui veut dire soleil en malien, en Bambara, association qui avait été montée par 2 éducatrices, qui avaient pour but de faire partir des jeunes français d’origine malienne au Mali, pour créer des chantiers jeunes», pour créer tant de l’action que de l’échange culturel, retour aux sources pour ces jeunes, pour découvrir leurs racines. C’était une petite association, à taille humaine, il y a du y avoir au maximum 15 membres actifs, et une quinzaine de jeunes. Après, il y a eu des problèmes politiques, au Mali, dus aussi au problème historique entre la France et l’Afrique. L’association s’est aussi, au fil du temps, un peu épuisé. Elle était basée à Saint Cyr. Elle  a bougé plusieurs fois, suite aux aléas de la vie de ses dirigeants. Et moi, je veux faire évoluer la chose, en tirant bénéfice de tout ce que l’on a pu vivre. Tiloula, je le vois comme quelque chose de différent, mais sans cette flamme-là, il n’y aurait rien… Cette association va clôturer à mon retour de Côte d’Ivoire, et les fonds qui restent, collectés grâce à nos actions vont être transmis à la nouvelle association. C’est aussi pour cela que l’on veut faire quelque chose de carré, pour que toute cette transmission se passe bien. Cette nouvelle association va être à Bouaké, en plein cœur de Cote d’Ivoire, c’est la seconde ville de Cote d’Ivoire, où vit mon pote Sekou. Et si on peut amener d’autres pays à rejoindre cette association, plus tard, on n’hésitera pas, car c’est dans le partage qu'on apprend le plus de choses et il faut que cela bénéficie a un maximum de personnes.. On va commencer à deux et puis après on sera trois quatre cinq,… Avant même que l'association ne soit créée, il y a des gens comme le club en offrant un jeu de maillot qui nous aident. A nous de faire en sorte qu'il y a un maximum de choses qui se produisent. Le but de cette association,  c'est un but humanitaire mais  humanitaire c'est un mot qui veut tout et rien dire. Pour commencer on va essayer de faire des actions un peu concrètes, c'est-à-dire que je vais commencer par emmener des matériels de soins, des crayons pour les écoles. Il y a des structures qui existent déjà sur place, on a contacté un orphelinat, une pouponnière, … L'idée c'est d'aller voir quels peuvent-être les besoins, étudier un petit peu la faisabilité des choses et après, à nous de dire : on peut faire ça, et dans quelle mesure, et après de mettre en face des besoins, des actions correspondantes ou le recrutement de personnes qui pourraient être motivées par notre projet. On va déjà commencer localement parce que c'est toujours plus actif là où on est ; si c'est amené à bouger c'est parce qu'il y aura d'autres gens à d'autres endroits qui croiront en cette structure.

Pour son nom,  on va choisir le nom de cette association ensemble, sur place ; c'est important de choisir un nom parce que ça pose les choses et aussi parce que c'est un acte fondateur. Quelque part donc on va étudier ce que l'on va être capable de faire nous-même et comme ça se, on va se  permettre de proposer des choses ; je suis assez pressé en fait que ces premières pierres soient posées. Avec la première association, j'étais en fait rester 3 semaines au Mali pour encadrer ce groupe de jeunes ; c'était un projet qui était basé sur 3 ans pour retaper un centre de soins qui était à l’abandon, et au final c'est devenu un centre de référence.  C'était des jeunes qui ne  pouvaient partir qu’une seule fois; c'était financé par le Conseil régional d'Île-de-France avec une participation des jeunes ; cela aussi faisait partie de la démarche pour  voir un peu leur implication ; moi je suis entré comme encadrant,et en fait, je me suis beaucoup impliqué dans cette association ; après on s'est rendu compte que c'était difficile de s'impliquer dans ce genre de chose à cause des financements et cela a conduit un épuisement des personnes au fil du temps car ces financement étaient  difficiles à obtenir. Je suis devenu président de cette association ; quelques temps après ma vie personnelle a fait que je n'ai pas pu mettre l’investissement  que je voulais à l'époque et puis cela a été pareil pour les autres membres d'où la remise en cause des choses aujourd'hui. Maintenant, je vois cette expérience là comme le point de départ d'autres choses. Même si notre association meurt dans 10 ans mais qu'elle a entre-temps servi à en créer 10 dans d'autres pays, je signe tout de suite  pour cela. On va faire de notre mieux.  L'échange culturel est important car il y a un dicton qui dit que » l'herbe est toujours plus verte ailleurs » . Pour moi, il est plus important de vivre bien avec les gens où on est plutôt que forcément d'aller voir ailleurs.

Il y a beaucoup d'entreprises qui grandissent vite voir trop vite et qui explosent de n'avoir pas pu se stabiliser. Ce que j’espère, c'est que les gens qui prendront notre suite, le feront  encore mieux que nous, qu’il y ai de l'action du mouvement. Ghandi a dit :” sois le changement que tu veux apporter dans le monde”. Voilà ,on a tous ce pouvoir là, sur terre, le plus riche comme le plus pauvre. Ce genre d'association permet de se rappeler cela tout simplement.

Quand on a conscience des choses il faut faire avec. Le fonctionnement associatif est régi par des lois, une contrainte doit s'imposer se respecter ses lois et donc là, je pars pour 3 mois. Mon idée en partant là-bas c'est aussi de mettre en place les moyens de communiquer qui pourront permettre de créer cet échange. Aujourd'hui avec internet il y a de nombreuses façons de communiquer, on peut créer des sites internet sur lesquels on peut expliquer notre projet, notre structure. Mais si je n'ai pas cette opportunité, on aura tout de même mis les choses en place.  J'en parlais l'autre jour avec Sébastien Morin :  je vais expliquer aux gens là-bas à qui je vais donner le jeu de maillot  qui m'a été offert par le club,  qu'on organisera quelque chose pour la remise mais l'idée c'est que si certains éducateurs ici à l’ESMP sont intéressés, aujourd'hui avec une webcam pour les enfants en 20 minutes on peut échanger des exercices et je pense que cela peut être gagnant-gagnant. Les gens là-bas ils ont une grande reconnaissance pour ce qui se fait, on pense toujours que association ça peut être UNICEF Emmaüs mais à notre échelle on peut faire beaucoup de choses. Et donc en 3 mois, mon but c'est de voir ce qui peut se faire, ce qui ne  peut pas se faire, et après plus on sera de fous plus on rigolera comme on dit ; après l'Afrique il faut savoir qu'on ne revient jamais à 100 %, il y a toujours une part de nous qui reste là-bas voire même une part de nous qui est déjà là-bas avant nous et quand on arrive là-bas on retrouve cette part en fait on est tous des êtres humains il y a des choses qui nous rappelle cela là-bas ; après tu n'es pas parfait comme tout système il y a des bons et des mauvais côtés mais il faut le savoir aussi et si c'est pareil on est tous faits de chair et d'os on peut juste se souhaiter le meilleur les uns les autres. On est aussi dans les systèmes où tout ce que l'on fait va être jugé et puis souvent les gens qui parlent le plus ce sont ceux qui sont sur le côté, comme tout à l'heure quand je parlais de ces papa en Italie ,ils ne sont pas coach, et qui étaient les plus critiques ;  aujourd'hui ils sont plus vieux et doivent toujours être les plus criards au bord du terrain.  Moi je pense que partir, cela va m'enrichir aussi. Ma précédente expérience, la première au Mali, m’a t’enrichi ; je n'ai plus le même âge ; il y a 10 ans je n’étais pas capable de porter un projet comme cela. Heureusement qu'il y avait des gens, à l'époque, qui me portait pour ce projet; je n'étais pas capable de le tenir ; aujourd'hui ils ne sont plus dans l'association mais ils ont contribué à ce qu'il y a un relais qui se passe ; c'est cela qui est important, les relais. Peut-être que par rapport à ce projet, il y a déjà des gens là-bas qui font des choses similaires, et dans ce cas-là,  notre but ce sera de fusionner avec eux, d’apporter notre pierre à l'édifice dans quelque chose qui existe déjà et le nom que je rapporterai dans quelques temps, ce sera un nom qui existe déjà et au final cela n'empêchera pas que cela soit une association.»

 

 Pourquoi fais-tu du foot ?

« Je pense comme beaucoup, en voyant Papa jouer au ballon, et après, je suis devenu beaucoup plus passionné que lui ne l’a jamais été,  j’ai ‘étudié’ ce sport dans le sens où je jouais au foot toute la journée et après le soir, je lisais des livres sur le foot, sur l’histoire du foot. Il y a de belles histoires qui se sont créées dans le foot. On ne connait pas grand-chose, sur le foot, au final, car on regarde beaucoup de matchs, c’est sûr, mais pas grand-chose sur l’histoire, et il y a énormément de belles choses. J’ai lu par exemple cette semaine, un article sur la démocratie au Brésil, qui passait par les Corinthians. Il y a des histoires magnifiques.  Aujourd’hui, je ne regarde quasiment plus le foot de haut niveau, car c’est complètement perdu, je ne veux même plus cautionner cela. Le foot, c’est une grande histoire d’amour. Mes premiers souvenirs, cela doit dater de la coupe du monde 1986, je jouais plus que je ne regardais. Après, j’allais voir à Clairefontaine, Papin et les autres. Je me sens ‘connecté’ à ce sport-là. L’important, dans ce sport, c’est le collectif, et c’est aussi ce que je ressens dans ce club, ce qui me plait, c’est très important, pour moi. »

 

Quelle est ton équipe de foot préférée ?  

« Aïe Aïe Aïe, c’est la question piège … Le Premier qui m’a fait vibrer, c’est Georges Weah, venu d’Afrique à Paris, qui vivait à l’hôtel, et qui descendait donner à manger aux gars dans la rue. Raï, c’est un peu la même chose. Footballistiquement, le joueur le plus génial que j’ai vu, c’est Ronaldinho. J’allais au Parc des Princes juste pour le voir jouer, lui, même si c’est un sport collectif, ce collectif servait à le mettre en valeur, il y avait du génie. C’était pur, le jeu à l’état brut. J’ai toujours supporté les équipes brésiliennes, le Brésil, joga bonito, la bas, ils conçoivent le foot comme un art,  un art du collectif. La bas, ils jouent avec rien, il n’y a besoin de rien, après, c’est du bonus quand on l’a. Maintenant, dans les vestiaires mêmes des jeunes, c’est presque un concours pour savoir qui a la dernière chaussure à la mode, les temps changent, ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont. C’est aussi aux ‘anciens’ de transmettre un peu tout cela. »

 

Y-a-t’il d’autres membres de ta famille au sein du club ?  

« Oui, il y a mon frère, qui a commencé en UFOLEP, bien avant moi, il y a une vingtaine d’années. Je jouais en FFF, à l’époque, et j’étais un peu déçu par l’état d’esprit que l’on pouvait  y trouver. Ce qui m’a amené à jouer en UFOLEP. J’y ai même joué avec mon père, à l’époque. »

 

Tu connais le site Footeo et la page FB ?

« Oui.»

 

 Quel est ton lieu de vacances préféré ?

« Alors là,  je ne sais pas … Barcelone en fait c'est une ville où je me sens bien mais je serais incapable dire pourquoi. Au-delà du foot, la ville a un côté ouvert c'est mon ressenti,…  Mais en fait , c'est tout lieu que je ne connais pas, où je ne suis pas allé encore donc il y en a beaucoup. Pour moi je n'aime pas l'idée de vacances… Ou alors l'Inde, lieu où je suis quasiment sûr d'aller. Mais pour moi le côté touristique des choses,  maintenant j'ai vraiment du mal avec ça. Je l'ai fait mais cela ne me correspond pas en fait ; moi ce que j'aime quand je vais dans un endroit, c’est de  rencontrer des gens de cet endroit-là. Et  pourtant je suis quelqu'un de timide à la base. Par exemple avoir une belle voiture c'est bien mais si on ne l'a pas ce n'est pas la fin du monde. Rencontrer des gens c'est tellement mieux . »

 

Que penses-tu des changements dans le club de football de Maintenon ?

« Cela fait un an et demi que je suis dans le club je n'avais pas connu les anciennes installations que quand il y a très longtemps je venais jouer sur ce terrain entouré de peupliers. Par exemple quand je suis arrivé à Bouglainval,  il n’y avait même pas de vestiaire …Du coup ce terrain, ce n'est que du bonus on l'a tant mieux on ne l'a pas, tant pis. Les copains sont toujours là. C'est vrai que c'est agréable mais j'ai 30 ans de foot dans les pattes et j'avoue que techniquement je peux faire sur ce synthétique des choses que je n'aurais jamais pu faire sur herbe ; c'est vrai que cette surface-là, techniquement, apporte beaucoup de choses. Je suis un peu vieux jeu mais dans le principe de précaution dans l'évolution il y a des choses qui ne sont pas forcément bonnes et pour les générations de joueurs qui sont en train d'arriver, cela va être difficile pour eux de jouer sur gazon. Par exemple j'ai suivi l'évolution de jeunes footballeurs et au bout d'un an et demi n'ont toujours pas jouer sur herbe et je pense tout de même que c'est dans la difficulté que l’on apprend ;  par exemple un bon vieux contrôle avec 12000 rebonds, avant, un bon joueur de foot saura toujours le faire, la surface peut masquer la difficulté des fois. La passe, elle est loupée ou pas, on ne peut pas se cacher derrière l’état du terrain ;  à côté de ça elle est presque trop facile d'ailleurs on le voit d'ailleurs on le voit sur des rencontres contre des équipes qui n'ont pas l'habitude elle souffre. On se rend compte aussi que des équipes qui ne jouent que sur synthétique ont des difficultés,  je pense que c'est important de varier. Comme quand plus jeune on jouait sur un terrain stabilisé qui ne donne pas envie de tacler, mais au final 20 ans après on est content de ne pas se jeter sur chaque débordement car comme on dit quand un homme un homme à terre est un homme battu je pense qu'il y a du bon et du mauvais même sur ce qui paraît parfait il y a des choses qui peuvent être amélioré ;  par exemple il va y avoir des nouvelles blessures sûrement qui vont apparaître après par rapport à des jeunes : est-ce que c'est la croissance ou le changement de terrain ; on n'a pas suffisamment de recul . un joueur complet il faut qu'il joue sur toute surface. Pour moi, le foot, c’est du plaisir. Voilà comment je vois ce sport mais c'est vrai qu'il faut être honnête c'est très agréable d'arriver sur un lieu comme celui-ci où techniquement on peut vraiment faire des choses intéressantes. Et aussi,  le fait que par tout temps qu'on puisse jouer maintenant, c'est vraiment un outil de travail très agréable, c'est un confort. On peut s'en passer mais vu qu'on l'a c'est vraiment très bien. Les terrains c'est aussi un des paramètres qui a fait qu’on est parti de Bouglainval pour venir ici. Si on peut joindre l'utile à l'agréable c'est vraiment très cool. A Bouglainval c'était compliqué de faire les entrainements ;  ici avec ce complexe c'est plus facile, cela permet de se croiser les uns les autres surtout quand on a 4 équipes comme nous. On fait vraiment partie d'un club, on n'est plus chacun dans son coin cela rentre dans la logique associative. Tout comme tout à l'heure, ces jeunes qui sont venus nous saluer et cela ne se voit pas partout. »

 

Interview faite avant le départ de Denis, à la mi-Octobre. Il est maintenant revenu depuis le 22 janvier.

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FM  2018-10

Commentaires

Staff
Sébastien Morin
Sébastien Morin 5 février 2019 23:39

Superbe article pour une très belle cause