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19 mai 2020 à 21:50

Willy DABLIN

Willy DABLIN

habite au Gallardon

50 ans

Entraîne les U6-U7

 

Quel est ton parcours dans le club ?  

« C’est la première année. Je suis mon fils, qui était en baby l’année dernière. Guillaume m’a demandé cette année si je pouvais filer un petit coup de main à cette catégorie de  U6-U7; j’ai été d’accord, mais juste pour filer un coup de main, car j’ai d’autres fonctions ailleurs. Il y a eu un petit souci au niveau encadrement, en Septembre, et je m’en suis donc occuper depuis le début, et j’ai  2 papa pour m’aider tout le temps: Nicolas Lesoudier et Johan, l’oncle de Tony Rodrigues, qui va s’occuper de la section l’année prochaine. J’ai commencé le foot à 6 ans. En gamin, je jouais à Lucé, puis à Gallardon, 3 années comme joueur senior à Epernon, puis j’ai fini à Gallardon. J’entraîne depuis environ 20 ans. J’ai commencé par Gallardon, un petit intermède de 2 ans ½ à Epernon et depuis 5 ans à l’avenir d’Ymonville. A Gallardon, j’étais joueur, et capitaine, et le coach, Arnaud Hebert, m’a proposé de prendre l’équipe 2 et de me former pendant une année. Il y avait pas mal de jeunes, à cette époque-là, et ils m’écoutaient. Quand il est parti, ils avaient fait appel à un entraîneur qui n’est resté que 3 mois et la présidente de l’époque m’a proposé de prendre l’équipe ; c’était un beau challenge pour moi. Cela m’a permis de passer mes diplômes. C’était aussi un beau challenge car j’étais encore joueur, gardien de but. Mais ce n’est que la première saison, en 2ème div, que j’étais entraîneur joueur. Après, j’ai mis complètement de côté mon rôle de joueur, je voulais vraiment m’attacher à ma fonction d’entraîneur, j’avais toujours ma licence de joueur et je palliais au manque de joueur, si j’avais un gardien de blessé, par exemple. »

 

Quelles ont été tes plus grosses émotions ?

Joie : « C’est difficile de n’en nommer qu’une seule.. Celle qui m’a le plus marqué, car c’était en plus une période difficile pour moi, je venais de perdre mon père... Avec Gallardon, cela faisait 3 ans de suite qu’on échouait à la 2ème place pour monter en Promotion d’Honneur, à l’époque il y avait Promotion de Ligue. Et on est monté sur le dernière match, il ne fallait pas qu’on perde et on a fait match nul 0-0, il y avait Nelson qui jouait avec nous. Donc au niveau émotion, on était monté d’une gamme voire deux. C’était contre St Georges, il devait y avoir 200-250 supporters de chez eux. De notre côté, on avait rameuté au maximum, pour être plus nombreux, car on jouait tout de même chez nous. C’était une période de ma vie assez compliqué, j’ai tout lâché à la fin de ce match-là . Après, il y a eu plein de bons , de très moments avec tous les clubs, que ce soit avec Gallardon avec qui je suis monté 2 fois et on a gagné 2 coupe d’Eure et Loir, Epernon où on est monté avec les 2 équipes, Ymonville où quand je suis arrivé, on a fait monter les 3 équipes et on a gagné 2 coupes Mais émotionnellement, si je ne devais en ressortir qu’un seul, ce serait ce match avec Gallardon, au niveau perso et collectif. »

Déception : « C’est de ne pas avoir pu terminer le travail que j’avais à faire à Epernon… Quand je commence quelque chose, j’aime bien le finir, et les dirigeants de l’époque ont décidé que cela s’arrête; et cela m’a franchement marqué, j’ai eu du mal à comprendre, et je ne comprends toujours pas…mais voilà.  Cela fait 5 ans maintenant. J’avais un groupe qui était d’une qualité énorme et avec qui j’étais hyper soudé. Il y a des éléments extérieurs à ce groupe-là qui ont fait que cela s’est décidé autrement. C’est ma plus grande déception parce que je n’ai pas pu terminer ce que j’avais commencé. Moi, quand je m’engage dans un truc, sauf en cas de force majeur, j’aime bien aller jusqu’au bout des choses. Après, à la fin, si une partie ou l’autre décide que cela s’arrête, il n’y a pas de souci, cela fait partie du jeu. C’était en senior et on était en R3. »

 

Quel est ton rôle aujourd’hui (joueur – poste, dirigeant, …)?

« Je vais être éducateur des U8 de Maintenon, avec Nicolas Lesoudier qui me suit. Dans cette catégorie-là, avec les U9, on est bien aidé par Guillaume, Fabien et Thomas. Cela me fait bien plaisir, d’ailleurs, de retrouver Fabien, car je l’ai eu quelques fois en face de moi, en tant que joueur et après en tant qu’entraîneur.   Et là on va se retrouver quasiment sous la même catégorie, sous le même club, c’est bien. Cela, c’est à Maintenon. Et à Ymonville, je continue. J’ai retrouvé là-bas ce que j’avais quitté à Gallardon, c’est un club familial, il y a 450 habitants. Oui, ok, pour y aller, cela me fait un petit peu de route, mais je ne le ferais pas si je ne retrouvais pas quelque chose de bien, comme ambiance. C’est une bonne bande de potes; on n’a pas des conditions idéales pour s’entraîner et jouer, malgré tout j’ai du monde à l’entraînement, les mecs ne lâchent rien, c’est bien, et c’est pour cela que je continue là-bas, sinon, les seniors j’aurais un peu mis de côté, et je me serais vraiment occupé un peu plus des petits. A Ymonville, on joue en R3. Cette saison, on était dans la poule B et Maintenon dans la poule A.   »

 

Dans quel système de jeu préfères-tu jouer ?

« Moi, le système que j’adore, c’est le 3-5-2. Le 3-5-2, cela implique qu’on parle beaucoup, qu’on communique énormément, surtout les milieux de terrain. Il faut avoir 2 mobylettes sur le côté qui peuvent apporter offensivement et défensivement. C’est un système qui implique que si tu es bien placé, tu peux revenir à 5 derrière, et exploiter les contres à 4 ou 5, si tu as des gars qui communiquent beaucoup. Là où c’est dangereux, c’est à la perte du ballon, il faut vraiment bien se repositionner, car si tu as un milieu excentré-latéral qui est vers l’avant, il faut qu’un de tes 2 6 couvre sa position. Cette année, à Ymonville, on avait commencé en 4-2-3-1, mais on péchait offensivement, on avait beaucoup d’occasions mais on n’a pas assez poussé la balle au fond. Cela a été compliqué, car un changement de système, tu dois le travailler dès le début, mais je me suis dit, on se jette et on verra bien et on est passé en 3-5-2. Cela nous a apporté de la sérénité défensive alors que je pensais qu’on allait un peu patauger mais cela  a apporté de la densité au milieu, donc défensivement, les gars étaient un peu plus sereins. On a pris moins de buts sans en marquer forcément plus. Offensivement, c’était mieux, on arrivait à mieux travailler, il y avait plus de joueurs dans les 20 derniers mètres, on trouvait les mecs entre les lignes. Ce que je regrette, c’est de ne pas avoir réussi à intégrer cela dans la tête de mes joueurs dès le début de saison, j’étais un peu réticent par rapport à cela, mais on s’est rendu compte que c’était un système qui était vraiment pas mal. Maintenant, il faut des mecs qui aient la caisse, sur le côté, et qu’avec tes 2 6, cela fonctionne à merveille. Mais si tout se travaille dès le début de saison, c’est vraiment top.  »

 

Pourquoi fais-tu du foot ?

« J’habitais Lucé, qui était à ce qui correspond maintenant à la Ligue 2. J’habitais au Petit Sentier qui était un peu la zone, à cette époque-là. Moi, quand je sortais de l’école, c’était pour aller chercher un ballon et aller jouer au foot avec les copains dans le parc. Il n’y avait que le foot qui m’intéressait, il n’y avait que ça, que ça, que ça… et rien d’autre. Après, j’ai eu comme tout le monde, un vélo, un skate board, mais il n’y avait que le foot. J’ai pris ma première licence, et ainsi de suite. Et, bien après, j’ai eu comme bonheur d’avoir comme entraîneur, un joueur qui a joué en Ligue 2 à Lucé, Dominique Parisse, c’est lui qui m’a lancé en senior. Moi, le foot, j’adore cela, mon fils aussi, même si les jeunes, maintenant, ils sont attirés par plusieurs sports. A l’époque, il y avait moins de possibilités, et mes parents avaient moins de moyens. Pour faire du foot, tu n’avais pas besoin de beaucoup de choses pour y jouer, tu allais dans le parc, 2 vêtements pour faire les buts, un ballon qui ne ressemblait pas forcément à un ballon, les ‘torses nus’ et les ‘avec maillots’ pour faire les équipes ;  on était bien avec peu de choses. Et on trouvait toujours des gens pour jouer. Sinon, j’ai fait du tennis, classé 15/4. Après, j’ai eu une rupture des ligaments, beaucoup de problème de dos, donc j’ai arrêté le tennis : j’avais un service où je cambrais énormément, service que je n’ai jamais réussi à changer. Chaque fois que je faisais un match de tennis, je mettais 2 jours à m’en remettre, et à l’époque, quand tu faisais un tournoi, tu faisais 4 ou 5 matchs dans le même week-end, donc c’était assez compliqué. Et quand tu as un niveau 15/4, cela commence un petit peu à galoper et à taper, et comme les surface, c’est du quick ou du dur…c’est traumatisant par rapport aux articulations, donc j’ai laissé tomber, parce qu’il fallait faire un choix. Après, je me suis mis à la pétanque, ce n’est pas vraiment un sport car il ne va pas faire partie des JO. C’est vrai que tu as des mecs qui passent plus de temps à la buvette qu’à jouer aux boules, donc maintenant, il va y avoir des contrôles d’alcoolémie dans les tournois, et cela, je trouve ça très bien. J’adore depuis longtemps et j’en fais en compétition. J’aime bien cet esprit ‘pétanque’. Je joue avec des gens à Gallardon. L’avantage, c’est qu’Il y a des catégories, mais tout le monde peut jouer avec tout le monde. Tu peux te retrouver avec un gamin de 12 ans qui est très fort, et un pépé de 70 ans qui est très fort aussi. C’est ça que j’aime bien, la mixité au niveau des âges, et moi cela me plait.  Ce que je retrouvais au tennis. »

 

Quelle est ton équipe de foot préférée ?  

 « Le PSG depuis que je suis tout petit, je suis tombé dedans. Je n’ai pas changé, je ne changerai jamais. J’ai été ramasseur de balles 3 fois au Parc des Princes, j’ai eu cette chance-là. Dans les mauvais moments, dans les bons moments… On regrette un peu les époques d’avant, parce que maintenant, c’est un peu … bling bling  Mais malgré tout, cela reste le PSG. A l’époque, à Gallardon, on avait un tournoi, tous les ans, une journée PSG. Le président était ami avec le président de la section amateur du PSG, et tous les ans, il y avait 2 joueurs du PSG qui faisait l’honneur du repas et restaient un petit peu l’après-midi. On a vu Dahleb, Lemoult, Pilorget. Pour les gamins qui les voyaient à la télé, là, ils les avaient à côté d’eux. J’avais donc été ramasseur de balles au tournoi de Paris et je me souviens d’une fois, où avec un copain à moi on était derrière les buts, et  un gars était venu nous taper dans le dos, qui s’amusait dans l’équipe du PSG, c’était Luis Fernandez. Dans l’équipe, il y avait aussi Safet Susic. Fernandez nous dit ‘Le match, il est nul, venez-vous échauffer avec nous’. A cette époque-là, les échauffements avaient lieu derrière les buts. Mais nous, on nous avait dit ‘vous regardez le match, vous ne vous occupez pas de ce qu’il se passe ailleurs’. On lui avait répondu qu’on n’avait pas le droit. Il a répondu que si cela posait problème, il s’en occuperait. On a donc pu faire tourner la balle avec eux, c’était vraiment marrant. Et 15 jours après, on va au Camps des Loges participer à l’entrainement du PSG, et à cette époque-là, on était juste derrière le grillage, et moi, avec mon pote, on était derrière le but et le ballon arrive vers nous, Luis Fernandez arrive, il nous regarde, et il nous dit : ‘je te reconnais, toi, tu étais au Parc, il y a 15 jours, comme  ramasseur de balles’, et là on est resté … On s’est dit : le gars, il doit en voir, et là, il se souvient de nous … Cela nous a marqué, c’est un super souvenir. Mon joueur préféré… c’est Zidane. »

 

Y-a-t’il d’autres membres de ta famille au sein du club ?  

« Mon fils, Liam. En en parlant avec Guillaume, car on en parlait bien avant que mon fils puisse faire du foot, en parlant de nos enfants, il m’a parlé de la section Baby Foot. J’avais vu qu’elle existait. Alors, j’ai dit banco, pourquoi pas. Et voilà donc comment je suis arrivé ici. Et je n’en suis pas mécontent. Et pour être très franc, vu les conditions de football pour les jeunes enfants, je ne l’aurais pas inscrit à Gallardon, car ils n’ont pas des conditions idéales pour les petits. Quand je vois les pauvres gamins dans la boue, cela me fait mal ; et Epernon, pour moi, c’était exclu ; je n’allais pas non plus l’emmener à Ymonville, pour faire 70 km à chaque fois, x fois dans l’année, et les conditions ne sont pas top non plus. Tout était donc réuni, à Maintenon, pour qu’il puisse évoluer dans des bonnes conditions, donc je ne vois pas pourquoi j’irais ailleurs.   »

 

L’année dernière, les équipe A et B seniors sont montées de division, pour être cette année en Régionale 3 et en 2ème Division départementale. Tu en as pensé quoi ?

« Bien sûr que j’ai suivi. Jusque que dans les deniers instants, puisque je crois que la B elle est montée à la dernière journée. Je suivais ça par Messenger interposé, avec le groupe ‘éducateurs’ sur FB. Perso, je trouve ça très bien, parce que le club, il est doté d’outils qui font qu’il peut se permettre, maintenant, d’évoluer plus haut ; et je pense que c’est aussi le fruit du travail qui a été fait en amont depuis 2 ou 3 ans. Et je pense que Guillaume y est pour beaucoup. Maintenant, quand je vois que Maxime qui s’occupe de la 2, est monté aussi... Pourtant, c’est un jeune entraîneur, il doit avoir moins de 30 ans, ce n’est pas évident. Mais comme je le disais, quand les joueurs te respectent, tu peux obtenir beaucoup de choses ; et je pense que lui, il a compris ça, et ça marche. Moi, j’ai connu ça avec Arnaud Hebert : il y a des choses qu’il n’arrivait pas à faire passer auprès des joueurs, et moi, j’y arrivais, parce que je les connaissais mieux que lui. Je pense que là-dessus, Guillaume, il est malin, il sait s’entourer des gens qui vont faire avancer le club. Il y a tout une équipe d’encadrants.  Ce n’est pas chacun s’occupe de son équipe. Il y a un dialogue avec tous les autres encadrants. Et si ça fonctionne aussi avec l’équipe A, et même avec l’équipe C, c’est très bien pour le club. Quand on sait que la vitrine d’un club, c’est l’équipe 1, même si c’est dommage parfois,  parce que des fois c’est l’arbre qui cache la forêt. Nous, on habite la région, et moi, j’aime bien quand des clubs voisins jouent le plus haut possible. A mon avis, pour Maintenon, ce n’est pas fini. Il faut travailler sereinement, en douceur, et ne pas griller les étapes.  »

 

Il y a eu la coupe du monde féminine, l’année dernière, en France. Tu as regardé quelques matchs ?

« Dès que je pouvais regarder, je regardais. L’équipe de France, les Etats Unis, parce que c’est le top au niveau équipes féminines. Après, quand cela a commencé à être les matchs à élimination directe, j’ai quasiment tout regardé. Il y a 10 ou 15 ans, on m’aurait demandé mon avis sur le foot féminin, j’aurai dit … waouh… c’est compliqué, il n’y avait pas 2 passes de suite, c’était du hourra football. Et là, honnêtement, tu mettrais des équipes seniors en face, pas du même niveau bien sûr mais …on se gratterait la tête.  Tactiquement, il y a des choses de mises en place, techniquement, il y a des joueuses, franchement, d’un bon niveau. Cette coupe du monde, ça a été un gros boom pour le football féminin, mais j’espère que cela ne va pas se tasser. J’ai un peu peur que s’il n’y a pas un autre événement qui vienne assez rapidement, … Même si on sent qu’il y a de plus en plus de clubs qui ont des équipes féminines. Moi, je n’en ai pensé que du bien, personnellement. Sur l’impact, la vitesse, on aurait un peu plus de chance, avec nos équipes, mais tactiquement et techniquement, elles prendraient l’avantage, cela prendrait le pas sur le physique, ce serait très compliqué. »

 

Tu connais le site Footeo, la page Facebook et le compte Instagram ?

« Oui, bien sûr, les 3.»

 

Quel(le) est ton chanteur / ta chanteuse / ton groupe préféré(e) ? 

 « Mon chanteur préféré, c’est Lenny Kravitz, sans chanson en particulier. Avec l’équipe de mon fils, on n’a pas encore cherché de chanson à chanter après les matchs, mais on va y travailler. On a déjà essayé de faire 2-3 trucs, il y en a qui me regardent en se demandant ce qu’on fait … On fait la photo bien, tranquille, et la photo décalée, avec la grimace. C’est vrai que le petit truc, à la fin, quand tu gagnes, j’y ai pensé, on va voir ça avec Nicolas, même quand se sera un plateau. Cela permet de rester uni, c’est fédérateur. »

 

Quelle est ta voiture préférée ?

 « C’est celle qui va m’emmener travailler, partir en vacances, sereinement. Si j’en ai une à ressortir, je dirais la Super 5 GT Turbo. »

 

Quel est ton lieu de vacances préféré ?

« Villeneuve Loubet, dans les Alpes Maritimes. On est proche de la frontière italienne, au bord de la mer, proche de tout l’arrière-pays niçois, c’est magnifique. Il y a tellement de choses à voir, que moi, cela fait pratiquement  15 ans que j’y vais tous les ans, et que je n’ai pas encore vu le bout, et heureusement. J’adore cette région. Je ne suis pas un fana de la plage, j’y vais quand tout le monde est parti, et je profite. Il y a tellement de beaux coins, dans l’arrière-pays, avec tous les ruisseaux, des trucs à visiter … C’est vraiment une région que j’adore. A tel point, qu’avec ma femme, on avait regardé pour éventuellement déménager dans ce coin là, mais y aller en vacances et y habiter, c’est vraiment différent.  » 

 

Que penses-tu des changements dans le club de football de Maintenon ?

« A Ymonville, on aura aussi un terrain synthétique. A Maintenon, j’ai connu beaucoup d’époques, François Denizet, Thibaut Hebert, la transition où cela n’allait pas trop bien. Il y a eu des choix de faits qui ont été bons, qui  ont été reprochés, c’est Eric qui avait décidé de redescendre, mais maintenant, avec le recul, c’était peut être la bonne solution. L’arrivée de Guillaume a permis d’insuffler quelque chose de nouveau, on le voit avec tous les éducateurs, avec les infrastructures qui évoluent. Moi, honnêtement, quand je vois le matos qui est à disposition des éducateurs, je pense que beaucoup de clubs peuvent être envieux de cela. Quand on s’entraîne, jusqu’à  3 catégories sur les mêmes créneaux, et bien jamais on n’a manqué de matériel ; dans beaucoup de clubs, ce n’est pas possible. Donc je pense que de l’évolution du club, il n’y a que du positif à en tirer, de l’encadrement aussi. Il y a la pierre angulaire, au niveau encadrement, c’est Benjamin; on se repose peut-être même un peu trop sur lui, c’est un gars qui est formidable. Il ne faudrait pas que le club perde ce gars- là, ce serait dramatique… Lui, Guillaume, il ne faut pas tout ramener à un seul éducateur, l’ensemble des dirigeants, tous ceux que je vois, en tout cas, on sent qu’ils sont habité par cela, ils aiment ce qu’ils font, ils sont connecter avec le foot, avec les joueurs, et moi j’aime ça. Par exemple, les grands buts de foot pour les petits, à Ymonville, on en a 2 ; on a fait un plateau à 10 équipes ; les gamins, quand ils ne jouent pas dans les grands buts, ils ne veulent pas jouer, ils trouvent ça ‘nul’. Quand ils mettent un but, c’est dans le but, ce n’est pas la peine de courir derrière pour aller chercher le ballon. Au niveau matériel, Maintenon est vraiment bien doté. Je souhaite que ce club de Maintenon grandisse encore, et je pense que les gens du club ont suffisamment la tête sur les épaules pour qu’il grandisse normalement, sans griller les étapes. Et je pense que ceux qu’ils l’ont un peu moins seront remis sur les rails par les autres. Quand je vois les mecs que Guillaume il a à disposition, les frères Isambert par exemple,  j’ai joué contre eux, j’ai l’impression d’avoir jouer tout petit contre eux, et pourtant, je suis plus vieux qu’eux. Il faut que tous les gens, les joueurs,  les futurs joueurs des équipes seniors se servent de cette science-là, de cette culture de l’ESMP que ces joueurs-là ont, qui n’ont connu que cela, pour les écouter, c’est important. Dès qu’on écoute ces gens-là, on va partager d’autres choses, derrière. Bravo à ce que tu fais, c’est une image du club, c’est top. »

 

FM  2020-05

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